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Accueil du site > Communiqués > Hubert Védrine vs Génocide made in France : des réquisitions sorties du (...)

Le 5 novembre 2008 devant la 24ème chambre du TGI de Paris s’est déroulée l’audience opposant Hubert Védrine à deux membres du collectif Génocide made in France.

Mariama Keïta et Xavier Renou sont accusés d’avoir versé un colorant alimentaire sur Hubert Védrine, accusant l’ancien secrétaire général de l’Elysée de complicité pendant le génocide des Tutsi rwandais en 1994.

Hubert Védrine avait porté plainte pour violence avec préméditation, atteinte à l’honneur et "happy slapping". Il était présent et défendu par Maître Pitron, qui vient de s’illustrer dans l’affaire Trafigura.

Hubert Védrine qui a prétendu avoir saisi la Justice pour débattre du fond, avait paradoxalement retiré sa plainte en diffamation qui aurait justement permis ce débat. Autrement dit, il nous a renvoyés devant une juridiction traitant des affaires de petite délinquance pour ne pas aborder le fond. Mais ses manœuvres n’auront pas complètement porté leurs fruits puisque la dimension politique de l’action n’a pas pu être occultée. A tel point que Hubert Védrine s’est senti obligé de bredouiller quelques mots sur l’humanité de la politique de la France au Rwanda !

Mariama Keïta et Xavier Renou étaient défendus par Maître Irène Terrel et Maître Antoine Comte.

Lors de l’audience, Géraud de la Pradelle, professeur émérite de droit international et auteur de Imprescriptible (1), a témoigné en faveur du collectif, en déclarant notamment qu’il y aurait matière à déférer les responsables français impliqués dans le génocide devant les tribunaux français.

Le second témoin, le député Noël Mamère, a dénoncé l’utilisation abusive de la législation "happy slapping", véritable atteinte à la liberté d’expression si elle s’applique aux manifestations politiques. Toute personne non journaliste qui est témoin d’actes de violence, les filme et les diffuse, est susceptible de tomber sous le coup de cette loi, dans le cas où toute autorité pourrait trouver la diffusion gênante.

Ce que les débats auront aussi révélé, c’est l’absence de tout fondement permettant d’étayer les réquisitions du Parquet et de la Partie Civile.

L’audience a duré plus de trois heures. Le délibéré sera rendu le 3 décembre 2008.

(1) Imprescriptible, l’implication française dans le génocide tutsi portée devant les tribunaux. Géraud DE LA PRADELLE. éditions Les arènes. cf. Bibliographie


contacts presse :
Yvette 01 40 35 03 03 puis tapez 4
Xavier Renou, 06 64 18 34 21.
email : contact (at) genocidemadeinfrance.com
http://www.genocidemadeinfrance.com

Génocide made in France dénonce l’impunité dont bénéficient les complices français - politiques, militaires de haut rang, ambassadeurs - du génocide des Tutsi de 1994. Après une première action au Louvre, dont les bassins avaient été teintés de faux sang, des actions furent menées au Trocadéro où fut reconstitué un charnier symbolisant ceux du génocide, à la Cité de l’immigration avec l’inauguration en grande pompe d’une aile dédiée aux crimes de la Françafrique, ou encore à la vente des effets personnels de François Mitterrand pendant laquelle furent proposés aux admirateurs de l’ancien Président de la République des machettes, crânes et autres souvenirs de la politique qu’il mena au Rwanda.

EN BREF
/// Le Collectif précise que Xavier RENOU est parti poursuivre sa carrière de chef de rayon ailleurs qu'au sein de Génocide made in France ///
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