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BIBLIOGRAPHIE

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La France au cœur du génocide des Tutsi. Jacques MOREL. IZUBA éditions L’Esprit frappeur, 2010, 1500 pages

Cette œuvre essentielle pour tous ceux qui s’efforcent de faire avancer la vérité sur le génocide de plus d’un million de Tutsi en 1994 constitue un outil de travail essentiel et présente une somme incontournable sur la question des responsabilités françaises. Un volume et une qualité d’information exceptionnels. 1500 pages, la somme des connaissances à ce jour sur l’implication française au Rwanda. Plus de dix ans de recherche auront permis à Jacques Morel de rassembler une documentation unique, exposée avec rigueur et méthode. Un livre indispensable pour quiconque veut tout savoir sur l’engagement du pays des droits-de-l’homme dans le dernier génocide du XXème siècle.
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L’Inavouable. la France au Rwanda. Patrick de SAINT-EXUPERY. Les arènes, 2004, 287 p.

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Présent au Rwanda pendant le génocide, Patrick de Saint Exupéry témoigne, prenant à témoin Dominique de Villepin qui devient au fil des pages son fil d’Ariane. Avec un talent d’écriture rare et exceptionnel, Patrick de Saint Exupéry, lauréat du prix Albert Londres, nous fait revivre cette "Histoire de France en Afrique". Déchiffrant les notes confidentielles et télégrammes secret-défense, et sur la base de documents connus, l’auteur reconstitue l’histoire de ce génocide, pour comprendre l’inconcevable. Il énumère un nombre impressionnant d’informations concordantes étayant la complicité de l’Etat français avec les extrémistes, avant de dévoiler le pourquoi. L’inavouable.

L’Inavouable a été réédité en avril 2009 -complété d’une nouvelle introduction- sous le titre Complices de l’Inavouable


LA NUIT RWANDAISE. revue annuelle.
Tous les ans, le 7 avril, un point sur l’implication française - militaire, diplomatique et financière - dans le génocide des Tutsi au Rwanda.
N°1 • 7 avril 2007
N°2 • 7 avril 2008
N°3 • 7 avril 2009
N°4 • 13 mai 2010
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L’horreur qui nous prend au visage. Commission d’enquête citoyenne (CEC) (Rapport) Coret Laure & Verschave François-Xavier, Karthala, 2005, 586 p.

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Parce que les travaux de la Mission d’information sur le Rwanda de l’Assemblée Nationale (1998) avaient laissé un travail inachevé (quoique conséquent), parce que trop de zones d’ombre et d’interrogations perduraient, que nombre de témoins n’avaient pas été auditionnés, une Commission d’enquête citoyenne (CEC) s’est réunie du 22 au 26 mars 2004. Elle a examiné les documents, les témoignages, les avis d’experts qu’elle a réunis. Sont ici retranscrits les journées d’étude portant sur les présomptions de complicités militaires, financières, diplomatiques, l’idéologie et les médias ainsi que sur l’opération turquoise. Les membres de la CEC, même ceux qui connaissaient très bien le sujet ont été saisi d’effroi et de dégoût devant ce qui ressort d’un tel faisceau de preuves et d’informations.
Le livre, publié chez Karthala, est téléchargeable gratuitement sur le site de la CEC


Une guerre noire. Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994). Gabriel PERIES et David SERVENAY. La Découverte 2007

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Au printemps 1994, au Rwanda, près d’un million de personnes ont été exterminées en quelques semaines. A un rythme trois fois plus élevé que le génocide des juifs d’Europe. Comment un tel crime de masse a-t-il été rendu possible ? Quelle est la responsabilité des grandes puissances occidentales et de la France, surtout, si proche des génocidaires ? Après quatre ans d’enquête, dans les archives du monde entier, sur le terrain, auprès des militaires français, rwandais et belges, à interroger diplomates et politiques, Gabriel Périès et David Servenay tentent de répondre à ces questions. A l’aide de témoignages inédits et de documents confidentiels, ils lèvent le voile sur l’une des origines secrètes du génocide rwandais : la doctrine française de la " guerre révolutionnaire ".
Des opérations clandestines menées dans le " pré carré " au moment de la décolonisation, en passant par le trouble jeu du général de Gaulle, ils établissent la généalogie de ce qui fut pendant des décennies un véritable savoir-faire de l’armée française. Formalisé pendant la guerre d’Indochine et appliqué en Algérie, il a largement inspiré les dispositifs répressifs mis en place dans un grand nombre d’Etats africains... dont le Rwanda des années 1960. Et ce n’est pas le fruit du hasard si l’un des meilleurs élèves africains de la " guerre révolutionnaire " perpétra, plus de trois décennies plus tard, le dernier génocide du XXe siècle : hiérarchies politico-militaires parallèles, gardes présidentielles transformées en escadrons de la mort, guerre et action psychologiques, quadrillage administratif et militaire des populations formèrent un système efficace susceptible de mobiliser toute une société au service du projet exterminateur de ses dirigeants.
Cette histoire inconnue éclaire d’un jour nouveau la responsabilité de l’Etat français dans le génocide rwandais.


La nuit rwandaise. L’implication française dans le dernier génocide du siècle. Jean-Paul GOUTEUX. L’esprit frappeur, 2002, 531 p.

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Ce livre est une analyse approfondie des implications politiques françaises au Rwanda, des soutiens militaires, des relais médiatiques et intellectuels à un nazisme africain et de leurs conséquences ultimes : la réalisation du génocide des Tutsi en 1994. La Nuit rwandaise, c’est l’histoire de l’abandon d’une minorité désarmée, l’holocauste de civils livrés sans défense à un État qui tuait " au nom de la race ". Un holocauste attendu, prévu, pensé par ceux qui orchestraient cet abandon. En France, les coulisses du génocide sont toujours dans la nuit. L’implication des autorités françaises dans une telle horreur est trop " inimaginable " pour que les Français se fassent la violence de contester un discours lénifiant et rassurant. Ils se sont ralliés à la raison d’État. Des journalistes orchestrent la désinformation et manipulent l’opinion française. Des parlementaires assassinent la mémoire, enterrent le scandale avec une mission d’information conçue pour cela. Des sociologues et des historiens cautionnent cette mascarade. Des humanitaires préfèrent se taire devant les subventions et la raison d’État. Des hommes politiques brandissent " l’honneur de la France " et dénoncent ses ennemis. C’est, après les dissimulations de la mission Quilès, une mise au point essentielle sur l’implication française dans le génocide des Tutsi.
Ce livre est édité sous deux formes : une version illustrée, co-éditée par IZUBA éditions et L’Esprit Frappeur, au prix de 30 € et sous forme d’un gros Esprit Frappeur sans illustration, à 10 €.


France-Rwanda : les coulisses du génocide. Témoignage d’un rescapé. Venuste KAYIMAHE. Dagorno-L’esprit frappeur, 2002, 359 p.

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Rescapé du génocide des Tutsi du Rwanda et employé durant vingt ans au Centre Culturel Français de Kigali, Venuste Kayimahe est un témoin privilégié des relations franco-rwandaises à Kigali. Abandonné à une mort certaine par les autorités françaises lors de l’évacuation du personnel français quelques jours après le déclenchement du génocide, il parvient à être évacué in extremis par les belges. Au delà d’un témoignage sincère et poignant -profondément blessé par la perte de sa fille, de sa mère, et de ses frères et soeurs pendant le génocide-, l’auteur porte un regard lucide et éclairé de l’Histoire récente du Rwanda, et signe ici un livre particulièrement riche et instructif sur la coopération française au Rwanda.


Généalogie du génocide rwandais. Dominique FRANCHE. Tribord, 2004

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Dominique Franche se passionne depuis plus de vingt ans pour l’histoire coloniale du Rwanda. Dans Généalogie du génocide rwandais, il donne un éclairage historique sur les origines du racisme dans ce pays. Le texte, initialement publié chez Mille et une Nuits et salué unanimement pour l’intelligence du propos au point de recueillir les éloges de tout le spectre de la presse française de l’Humanité au Figaro, a été profondément remanié dans cette nouvelle édition, en envisageant quelques aspects inédits.


Conspiracy to murder. The rwandan genocide. Linda Melvern. ed. Verso. 2006, édition augmentée

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Le livre de Linda Melvern, résultat d’une décennie de travail d’enquête, est un acte d’accusation accablant contre les personnalités et les institutions clé concernées. Il raconte comment l’armée française a formé des tueurs, comment les États-Unis retiennent encore les preuves qu’ils savaient que le génocide était sur le point de commencer, comment le gouvernement de John Major n’a pas tenu compte des avertissements selon lesquels le génocide avait été planifié, à quel point Boutros Boutros-Ghali et le Gouvernement français étaient informés avant le génocide et comment la décision honteuse du Conseil de sécurité d’évacuer les casques bleus s’est produite. Outre les sources officielles, l’auteur s’appuie sur des dizaines de déclarations de témoins en attente d’audition au Tribunal pénal international, où elle sera un témoin expert, et sur les soixante-heures d’aveux du premier ministre du gouvernement qui exécutait le génocide et jamais encore rendues publiques, et actuellement bloquées dans le coffre-fort des procureurs généraux au tribunal international.


Aucun témoin ne doit survivre. Le génocide au Rwanda. Alison DES FORGES, Human Rights Watch/FIDH, Karthala, 1999, 931 p.

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Cette recherche exhaustive sur l’histoire du génocide des Tutsi au Rwanda établit les rôles des différents acteurs locaux, nationaux et internationaux à chaque étape du génocide. Elle analyse le contexte historique de la campagne d’extermination aussi bien que les mécanismes intrinsèques de sa mise en oeuvre. Cet ouvrage examine à la fois comment les décisions ont été prises au sein de l’ONU et par les gouvernements étrangers, et comment elles ont encouragé les acteurs rwandais du génocide à l’étendre et à l’intensifier. Il démontre que le nombre des initiateurs du génocide était finalement assez restreint, mais qu’ils ont réussi à s’emparer de l’appareil d’Etat pour l’utiliser afin de contraindre et d’inciter des dizaines de milliers de gens à l’assassinat des Tutsi et des centaines de milliers d’autres à tolérer le massacre. Allant au-delà des ambiguïtés du Rapport de l’Assemblée nationale française, l’ouvrage montre encore que l’Opération Turquoise avait été pensée pour arrêter l’avancée victorieuse du FPR plutôt que pour sauver la vie des Tutsi ; que les troupes françaises se sont positionnées pour défendre le gouvernement génocidaire, mais ont été retirées au dernier moment. Le travail est fondé sur des centaines d’interviews de Rwandais - rescapés et génocidaires- et d’acteurs étrangers, ainsi que sur des milliers de documents provenant du gouvernement génocidaire et de sources diplomatiques confidentielles, jamais rendus publics auparavant.


Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda. François-Xavier VERSCHAVE. La Découverte, 1994, 175 p.

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Grâce à "l’opération Turquoise", la France est apparue comme l’un des pays ayant agi le plus efficacement contre les conséquences du génocide rwandais. Ce faisant, elle est parvenue fort opportunément à faire passer au second plan ses responsabilités dans le mécanisme monstrueux qui a conduit à ce génocide. Or -c’est ce que démontre ce petit livre explosif-, ces responsabilités sont accablantes. La France a financé, formé et armé ceux qui préparaient ces massacres, elle a soutenu un régime en pleine dérive de type nazi : sourdes aux avertissements, les autorités françaises se sont trouvées profondément impliquées dans l’ engrenage du génocide, ne commençant à infléchir leur politique que lorsqu’il était trop tard. "Politique" est d’ailleurs un bien grand mot : l’intérêt majeur de ce livre est en effet de montrer l’ incohérence de la France dans son pré-carré africain, où se chamaillent une bonne douzaine de clans et réseaux, politico-affairistes ou corporatistes. Le pouvoir exécutif apparaît dépassé par les groupes qu’il a utilisés ou laissé prospérer. Cette "politique" ressemble aujourd’hui à un canard sans tête, dont les membres incontrôlables sont capables de tous les dégâts. Ce livre voudrait contribuer à susciter un sursaut démocratique : nous devons aux victimes de ne pas enterrer les complaisances françaises au génocide rwandais aussi longtemps que l’ont été celles du régime de Vichy à la Shoah.


Imprescriptible, l’implication française dans le génocide tutsi portée devant les tribunaux. Géraud DE LA PRADELLE. Les arènes 2005, 187 p.

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Le génocide et la complicité de génocide sont des crimes imprescriptibles. Quels que soient leur nationalité ou leur niveau de responsabilité, aucune immunité n’en protège les auteurs. En 1994, la communauté internationale a reconnu le génocide tutsi comme l’un des trois génocides du XXe siècle. Cette décision met la France dans une position délicate.
Il est désormais avéré qu’entre 1991 et 1994, des soldas français ont formé, sur ordre, des Rwandais qui ont participé à ce génocide. Pendant les massacres, l’armée française s’est portée à leur secours, leur permettant de poursuivre aussi longtemps que possible leur terrible besogne. Elle les a épaulés dans leur guerre contre le FPR avant de faciliter leur fuite au Zaïre. Depuis, les autorités françaises n’ont cessé de protéger leurs anciens alliés devenus génocidaires.
Ce livre appelle à la mise en cause, devant les juridictions françaises ou devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), d’hommes politiques placés au cœur de l’Etat, mais aussi de hauts fonctionnaires, d’officiers supérieurs ou de simples soldats, au titre de la participation directe ou de la complicité dans le génocide.
Les premières plaintes visant des Français ont déjà été déposées à Paris. Ce livre explique comment elles peuvent prospérer. Les hommes qui ont rendu la République française complice du " crime des crimes " doivent des comptes.
Imprescriptible marque la fin de leur tranquillité.


BILLETS d’AFRIQUE

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Bulletin mensuel d’information alternative sur les avatars de la politique africaine de la France, "Billets d’Afrique et d’Ailleurs" alertait dès 1993 sur la base d’informations fiables sur ce qui pouvait survenir au Rwanda.


Noir Silence. Qui arrêtera la françafrique ? François-Xavier VERSCHAVE. Les Arènes, 2000

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Il existe un pays où, depuis son palais, le chef de l’Etat recrute librement des mercenaires et pilote des guerres civiles sur un autre continent.
Ce livre donne des noms, des dates, des témoignages.

Il existe un pays qui attise les conflits ethniques et déverse des armes sur des régions à feu et à sang, pour rester maître du seul vrai pouvoir : l’argent.
Ce livre raconte ses crimes sans tribunal.
Il existe un pays qui, pour défendre ses intérêts, autorise ses services spéciaux à s’allier, en terre étrangère, avec les réseaux mafieux et les milices d’extrême droite.
Ce livre recoupe les enquêtes en France et à l’étranger pour démonter l’engrenage.

Il existe un pays où un candidat à l’élection présidentielle, deux fois ministre de l’Intérieur, peut s’appuyer, en toute impunité, sur les circuits des casinos et des ventes d’armes.
Ce livre donne des clés pour comprendre son ascension et son pouvoir. Il existe un pays qui, loin de ses frontières, truque des élections et couvre l’assassinat de ses propres coopérants.
Ce livre permet de comprendre la logique de ce monde absurde.

Ce pays, c’est la France.
Le continent humilié, c’est l’Afrique.
Leur liaison incestueuse, c’est la Françafrique.
Comment en finir avec un aussi noir silence ?


Marie-Monique ROBIN. Escadrons de la mort, l’école française. Editions La Découverte, 2004 (reed. Format poche 2008), 453p.

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Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l’Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la « guerre sale » (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort…). C’est en enquêtant sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotées ces dictatures — le fameux « Plan Condor » — que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d’Alger » sont enseignées à l’École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s’installe une « mission militaire permanente française » constituée d’anciens d’Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la « guerre moderne », qu’ils applique-ront au Sud-Viêtnam. Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu’à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre — fruit d’une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe — dévoile une page occulte de l’histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l’OAS, des fascistes européens ou des « moines soldats » agissant pour le compte de l’organisation intégriste la Cité catholique…

SORTIE LE 7 AVRIL 2010
/// "La France au coeur du génocide des Tutsi" de Jacques Morel en vente ICI 1500 pages, éds. L'Esprit Frappeur ///

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