Communiqué www.genocidemadeinfrance.com
Paris, le 6 avril 2008
Jardins du Trocadéro
PETIT CHARNIER ENTRE AMIS
Vidéo envoyée par DESOBEIR
Paris, le 6 avril 2008 Jardins du Trocadéro
Pour le 14ème anniversaire de la complicité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi au Rwanda, une vingtaine de militants et d’artistes du collectif « Génocide Made in France » ont ensanglanté les fontaines du Trocadéro et recomposé des charniers pour saluer solennellement le courage et l’abnégation des responsables politiques français qui engagèrent notre pays politiquement, financièrement et militairement aux côtés de ceux qui commettaient le dernier génocide du 20ème siècle qui fit plus d’un million de victimes.
www.genocidemadeinfrance.com
Pour le 14ème anniversaire de la complicité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi au Rwanda, une vingtaine de militants et d’artistes du collectif « Génocide Made in France » ont ensanglanté les fontaines du Trocadéro et recomposé des charniers pour saluer solennellement le courage et l’abnégation des responsables politiques français qui engagèrent notre pays politiquement, financièrement et militairement aux côtés de ceux qui commettaient le dernier génocide du 20ème siècle qui fit plus d’un million de victimes.

Un hommage amplement mérité à ces hommes qui firent preuve d’un grand sens de la raison d’Etat en bravant la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et qui manifestèrent une dévotion à la Françafrique hors norme en ne reculant jamais devant l’horreur des conséquences de leurs actes.
De plus, la constance de l’action française au Rwanda révèle une détermination trop rarement célébrée. En effet, le soutien indéfectible au régime Habyarimana, y compris lorsque celui-ci organisait des pogroms, l’exclusivité et l’étroitesse des relations avec le gouvernement de l’extermination (le « gouvernement intérimaire rwandais » formé à l’ambassade de France sur la base d’un coup d’Etat et que seule la France reçut officiellement), l’exfiltration vers l’ex-Zaïre, sous couvert de l’opération « humanitaire » Turquoise, d’une grande partie des commanditaires et exécutants du génocide et enfin, la stratégie de propagande négationniste reflètent la continuité d’une politique mûrement réfléchie dont les conséquences, au vu des informations disponibles à l’Elysée dès le début des années 90, étaient très largement prévisibles. C’est ainsi, en toute connaissance de cause, que cette minorité de responsables politiques et militaires a maintenu la France sur le cap de la complicité active avant, pendant et après le génocide.

« L’entente en vue de commettre le génocide, la complicité dans le génocide et le crime contre l’humanité étant imprescriptibles, nous exigeons que ces responsables politiques et militaires soient traduits en justice pour que les décorations qu’ils méritent leur soient remises », déclare Bruno Gouteux, porte-parole du collectif « Génocide Made in France ».

Contact (pour obtention des images ou autre) : Bruno Gouteux et Bruno Boudiguet, portes-parole du collectif « Génocide Made in France », 06 28 07 34 61 et 06 63 05 97 86
Communiqué de presse.
Paris, Cité de l’immigration, le 18.02.3008. 10h30.
Le Musée de l’immigration de la Porte Dorée s’est enrichi ce matin d’une nouvelle aile consacrée aux crimes du colonialisme et du néo-colonialisme. Une vingtaine de militants anticolonialistes occupent le pavillon construit pour l’exposition coloniale de 1931, où ils ont installé une nouvelle exposition ouverte au public, et entièrement consacrée à cette partie occultée de l’histoire de l’immigration.
Au musée de l’immigration, le commerce triangulaire, la mission civilisatrice de la « République coloniale » et son racisme militant, pas plus que les crimes de la décolonisation n’existent. Les guerres coloniales, et leur cortège de massacres oubliés, ont disparu de la mémoire officielle, et les millions de francophones du continent africain ont choisi notre langue par amour des textes de Baudelaire. L’usage systématique de la torture, après ceux de la chicotte et du code noir, les assassinats des grandes figures des luttes de décolonisation, comme ceux de Me Boumendjel, de Mehdi Ben Barka, de P. Lumumba, de Félix Moumié, mais aussi de Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, des responsables de l’UPC, la complicité de génocide au Rwanda… n’ont jamais eu lieu.
« D’une main, Nicolas Sarkozy instrumentalise la mémoire de la Shoah, et de l’autre, il occulte le passé colonial, et le présent néo-colonial de la France, comme dans son discours de Dakar de juillet dernier, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif génocide made in France. Cet angle mort de notre Histoire officielle, que traduit bien les manques de la Cité de l’immigration, rend possible, ici, une politique de plus en plus hostile aux étrangers, chassés jusque dans les cours de maternelles, et là-bas, un soutien sans faille aux dictateurs de la « françafrique », comme au Tchad et ailleurs. »
« Il est temps de faire du Musée de l’immigration le lieu par excellence de la mémoire de cette Histoire occultée, première étape indispensable pour casser la non-« existence » de fait de ces « populations » au sein de la République », conclut Patrick Farbiaz, du comité d’organisation de la semaine anticoloniale.
Les militants anticolonialistes appellent dans le cadre de la deuxième semaine anticoloniale à une marche samedi 23 février contre le Ministère de la Honte, le ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration. Départ à 15h00, place Denfert-Rochereau.
Contacts :
Patrick Farbiaz, du comité d’organisation de la semaine anticoloniale, farbiaz@aol.com 06 81 07 59 29. www.anticolonial.org
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France », xrenou2@wanadoo.fr 06 64 18 34 21. www.genocidemadeinfrance.com images disponibles sur demande

Communiqué de presse
Paris, espace Tajan, 29 janvier 2008, 14 heures.
Souvenirs du Rwanda à la vente Mitterand 2
Vidéo envoyée par DESOBEIR
La vente des effets personnels de Mitterrand enfin complète :
on y trouve évidemment des souvenirs du génocide rwandais !
www.genocidemadeinfrance.com
Cet après-midi, une vingtaine de militants du collectif « génocide made in France » se sont invités à la vente aux enchères des effets personnels de F. Mitterrand, Espace Tajan, pour y apporter des objets oubliés par les organisateurs de la vente. Comme hier à l’Hôtel Drouot, ils ont dressé un stand sur lequel on pouvait admirer :
des machettes rwandaises. Avec d’autres armes, elles ont été achetées entre 1992 et 1994 grâce à des prêts garantis par les banques françaises BNP et Crédit Lyonnais, sur ordre de l’Elysée…
des os et des crânes de rwandais victimes du génocide, souvenirs du soutien indéfectible apporté par F. Mitterrand et une partie de ses proches (son fils Jean-Christophe, responsable de la cellule africaine de l’Elysée pendant la préparation du génocide ; son secrétaire à l’Elysée Hubert Védrine, qui décidait avec d’autres de la politique au Rwanda ; son Ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, son médecin personnel, et grand négationniste Bernard Debré, etc.)
Plus de 13 ans après, les complices français du génocide rwandais, qu’ils aient appartenus aux cercles des conseillers de F. Mitterrand, de Jacques Chirac ou d’Edouard Balladur, sont toujours protégés des foudres de la justice. Alors que des plaintes contre des militaires français, pour complicité de génocide, font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire, ceux qui leur ont donné les ordres, dans la classe politique française, c’est-à-dire ceux qui ont commis cette « faute politique » dont parle B. Kouchner, ne sont toujours pas inquiétés. Au contraire, ils ont bénéficié d’une sorte d’auto absolution avec la conclusion de la mission d’information de Paul Quilès, en 1998. Il est temps de les juger !
« Quelles que soient les intentions des organisateurs de cette vente, et nous ne doutons pas qu’une partie des fonds récoltés ira soulager les rescapés du génocide des Tutsi, on ne peut que s’indigner de la complaisance dont fait encore l’objet un homme, F. Mitterrand, qui s’est pourtant rendu complice du génocide des Tutsi au Rwanda ! déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France ». La perspective de voir des complices du génocide venir acheter des souvenirs de leur mentor, communiant ensemble dans la même impunité, est une offense à la mémoire du million de victimes exterminées par les alliés de la France. Nous demandons que soient jugés les complices français du génocide, dans l’entourage de F. Mitterrand comme dans celui du premier ministre de l’époque, Edouard Balladur. En droit, le crime de génocide est imprescriptible. »
Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » : 06 64 18 34 21
Plus d’informations et les images sur : www.genocidemadeinfrance.com
Paris, hôtel Drouot, 28 janvier 2008.
Genocide Made In France chez Drouot
Vidéo envoyée par DESOBEIR
La vente des effets personnels de Mitterrand enfin complète :
on y trouve évidemment des souvenirs du génocide rwandais !
www.genocidemadeinfrance.com
Ce matin, une vingtaine de militants du collectif « génocide made in France » se sont invités à l’exposition des effets personnels de F. Mitterrand, Hôtel Drouot, pour y apporter des objets oubliés par les organisateurs de l’exposition, et afin d’y enrichir la vente de l’après-midi. Ils ont dressé un stand sur lequel on pouvait admirer :
des machettes rwandaises. Avec d’autres armes, elles ont été achetées entre 1992 et 1994 grâce à des prêts garantis par les banques françaises BNP et Crédit Lyonnais, sur ordre de l’Elysée…
des os et des crânes de rwandais victimes du génocide, souvenirs du soutien indéfectible apporté par F. Mitterrand et une partie de ses proches (son fils Jean-Christophe, responsable de la cellule africaine de l’Elysée pendant la préparation du génocide ; son secrétaire à l’Elysée Hubert Védrine, qui décidait avec d’autres de la politique au Rwanda ; son Ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, son médecin personnel, et grand négationniste Bernard Debré, etc.)

Plus de 13 ans après, les complices français du génocide rwandais, qu’ils aient appartenus aux cercles des conseillers de F. Mitterrand, de Jacques Chirac ou d’Edouard Balladur, sont toujours protégés des foudres de la justice. Alors que des plaintes contre des militaires français, pour complicité de génocide, font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire, ceux qui leur ont donné les ordres, dans la classe politique française, c’est-à-dire ceux qui ont commis cette « faute politique » dont parle B. Kouchner, ne sont toujours pas inquiétés. Au contraire, ils ont bénéficié d’une sorte d’auto absolution avec la conclusion de la mission d’information de Paul Quilès, en 1998. Il est temps de les juger !
« Quelles que soient les intentions des organisateurs de cette vente, et nous ne doutons pas qu’une partie des fonds récoltés ira soulager les rescapés du génocide des Tutsi, on ne peut que s’indigner de la complaisance dont fait encore l’objet un homme, F. Mitterrand, qui s’est pourtant rendu complice du génocide des Tutsi au Rwanda ! déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France ». La perspective de voir des complices du génocide venir acheter des souvenirs de leur mentor, communiant ensemble dans la même impunité, est une offense à la mémoire du million de victimes exterminées par les alliés de la France. Nous demandons que soient jugés les complices français du génocide, dans l’entourage de F. Mitterrand comme dans celui du premier ministre de l’époque, Edouard Balladur. En droit, le crime de génocide est imprescriptible. »
Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » : 06 64 18 34 21
Paris, le 27.01.2008
Bernard Kouchner, au Rwanda, a déclaré au sujet du génocide des Tutsi de 1994, que la France avait « certainement commis une faute politique ». « On ne comprenait pas ce qui se passait », ajoute le ministre, faussement modeste. « Mais il n’y a pas de responsabilité militaire », croit-il bon de préciser.
Pour la première fois, plus de 13 ans après, une part de responsabilité de la France dans le dernier génocide du XXème siècle est officiellement reconnue. Mais…
Il n’y aurait pas de responsabilité militaire ? Le ministre a-t-il oublié de consulter le rapport d’African rights [1], publié dès 1995, celui de la Mission d’information parlementaire, en 1998, consacré aux opérations militaires françaises au Rwanda entre 1990 et 1994, ou encore celui de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et de Human Rights Watch [2], en 1999 ? Il aurait peut-être dû assister aux audiences de la Commission d’enquête citoyenne, en 2004, et lire le rapport publié la même année… [3]
Cet ensemble très considérable de travaux atteste de façon absolument indiscutable de la participation de l’armée française à la formation de l’armée rwandaise, auteur du génocide. Présente aux côtés des futurs génocidaires dans les années qui précèdent, elle l’est aussi pendant le déroulement de celui-ci, en 1994. Reste à savoir si elle y a « participé » directement. En 2004 on pouvait recueillir à ce sujet le témoignage du général Dallaire, chef de la Minuar, la modeste force d’interposition de l’ONU, présente pendant le génocide. Interviewé par Le Figaro, Dallaire déclarait : « les Français encadraient les unités de l’armée rwandaise comme la garde présidentielle et étaient présents dans les quartiers généraux… ». Au micro de Daniel Mermet, sur France Inter [4], le même Dallaire redira que, des militaires français, « il y en avait plein à l’état-major de l’armée rwandaise », et « en particulier dans la garde présidentielle ». « À quelle date ? » demande Mermet. « Mais tout le long, bien sûr », répondait le général canadien.
« On ne comprenait pas ce qui se passait » ? Ainsi, M. Kouchner, envoyé spécial de F. Mitterrand au Rwanda pendant le génocide, aurait été bien avisé de regarder le journal de 20h00 de France 2 du 24 janvier 1993, soit plus d’un an avant le génocide, qui dénonçait déjà la préparation d’un génocide par les autorités rwandaises, ainsi que le soutien politique et militaire du gouvernement français de l’époque. Incompétence ou intoxication ?
« Une faute politique » ? Mais pourquoi ne pas nommer les fautifs ? Et comment qualifier ceux qui ont décidé au plus haut niveau de financer l’encadrement, la formation et jusqu’à l’armement de l’armée génocidaire rwandaise ? Souvenons-nous de ce « conseil des ministres restreint » du 2 avril 1993, quand Michel Roussin, chargé de la coopération militaire française au Rwanda, obtenait d’Edouard Balladur l’augmentation de ses « moyens » pour fournir toujours plus d’armements à ceux qui préparaient déjà le génocide. Nicolas Sarkozy, alors Ministre du Budget, signait-il les chèques ?
La vraie faute politique de Bernard Kouchner, c’est la dissimulation de la complicité de génocide dont se sont rendues coupables les autorités politiques françaises de l’époque. La reprise des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ne doit pas se faire au détriment de la vérité et de la justice.
Contacts : Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » : 06 64 18 34 21 xrenou2@wanadoo.fr ; Site : www.genocidemadeinfrance.com Revue « La Nuit rwandaise » 09 52 73 81 53 contact@lanuitrwandaise.net ; Site : www.lanuitrwandaise.net
Communiqué www.genocidemadeinfrance.com
28 novembre 2007
Photo Dragan Lekic / Gamma : 01 44 79 36 00
L’ancien Ministre Hubert Védrine, complice du génocide des Tutsi au Rwanda, a été accueilli ce matin à Paris par une vingtaine de militants qui l’ont aspergé de sang, en mémoire des victimes du dernier génocide du vingtième siècle.
Secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, Hubert Védrine faisait partie du conseil de défense restreint en charge de la définition de la politique française au Rwanda. A ce titre, il a soutenu l’engagement politique, financier et militaire de la France aux côtés des génocidaires de 1994. Loin d’éprouver le moindre remords, Hubert Védrine est aujourd’hui encore de ceux qui nient la complicité des autorités françaises de l’époque dans la réalisation même du génocide. La France a pourtant entraîné et équipé les forces armées rwandaises et les milices interahamwe, agents principaux de l’extermination de plus d’un million de Rwandais.
“L’impunité dont jouissent encore aujourd’hui les complices français du génocide de 1994 est une insulte à la mémoire des victimes”, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif Genocide made in France. En couvrant de sang M. Védrine, nous avons voulu rappeler que la place des complices de crimes contre l’Humanité est en prison et non dans les salons militaires.”

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif Génocide Made In France, 06 64 18 34 21
Alors que François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy de « dérapages » sur la Shoah [5], ce dernier a déclaré le mois dernier : « la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide. [6] » « Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. (…) Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté. [7] »
Au dix-neuvième siècle, la colonisation française fut responsable de nombreux crimes contre l’humanité. Inspiratrice de futures politiques d’extermination au vingtième siècle, elle a forgé les concepts de « races inférieures », de « vie sans valeur », d’« espace vital » [8] , ce qu’avait également dénoncé en son temps Hannah Arendt ou Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme [9] .
Nous, citoyens regroupés dans le collectif Génocide made in France, dénonçons les agissements de l’Etat français en Afrique. Nous persistons à rappeler la lourde implication de l’Etat français dans l’idéologie, la mise en œuvre, le soutien économique, militaire et diplomatique en ce qui concerne le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
Nous avons dénoncé ces faits la semaine dernière lors d’une action non-violente à la pyramide du Louvre (VOIR LA VIDEO).
Pendant ce génocide, Ségolène Royal parlait de « guerres tribales » et François Bayrou, Ministre de l’éducation, a gardé le silence. François Mitterrand était à l’Elysée et M. Balladur Premier ministre. Nicolas Sarkozy était porte-parole du gouvernement et bras droit d’Edouard Balladur.
Alors que le « pays des Droits de l’homme », au mépris des accords d’Arusha, a reconnu et diplomatiquement soutenu le gouvernement putschiste et extrémiste formé après le 7 avril en vue de commettre le génocide,
Que la France, deux semaines après le début du génocide, a voté le retrait de 90% des casques bleus de l’ONU,
Que de hauts responsables du Gouvernement intérimaire rwandais sont reçus, en plein génocide, à l’Elysée et à Matignon le 27 avril, faisant de la France le seul Etat au monde à agir de la sorte,
Alors que le génocide des Tutsis (un million de morts en deux mois et demi) vient d’être froidement perpétré par les extrémistes du gouvernement intérimaire rwandais (GIR, soutenu par la France),
Que de nombreux rapports d’organisations oeuvrant pour les Droits de l’Homme ont fait état de livraisons d’armes pendant le génocide,
Le 20 juillet 1994, le futur candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy déclarait : « C’est tout à l’honneur de la France d’engager une opération humanitaire.(...) Imaginez un peu ce que seraient ces images s’il n’y avait pas la zone de sécurité, si les soldats français de l’opération Turquoise n’avaient pas fait ce qu’ils ont fait avec un courage formidable. »
Il n’y eut que sept mille vies sauvées sur un million... L’opération Turquoise fait également face à des accusations de complicité de génocide (lire l’article de RFI).
L’opération Turquoise a déstabilisé durablement la région des grands lacs en organisant le retrait et la protection des génocidaires. L’"impartialité" affichée pour cette opération militaire est proprement inexcusable (les génocidaires n’ont pas été arrêtés et ont été galvanisés par une opération arrêtant la progression de l’APR, seule force ayant mis fin au génocide).
Sous Vichy, il paraît que certains ne savaient pas. Aujourd’hui, ne faîtes pas partie de ceux qui ne veulent pas savoir.
L’Etat français impliqué dans le génocide des Tutsi rwandais en 1994 ! L’Etat français, soutien officiel des dictatures en Afrique !
Contact : lafrancequitue@no-log.org genocidemadeinfrance@yahoo.fr
Nous, citoyens du collectif Génocide made in France, dénonçons l’implication de l’Etat français dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et souhaitons alerter les autres citoyens sur le silence assourdissant des principaux candidats à la présidentielle sur le sujet.
De 7 avril en 7 avril, jour du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda, le mutisme de la République française, est à la hauteur de sa complicité et son implication dans ce « crime des crimes ».
La pyramide du Louvre est le symbole de la volonté de François Mitterrand de laisser une trace glorieuse dans l’histoire.

Mais il est d’autres traces que notre ancien Président de la République a laissé, dans le sillage de la Françafrique : celle d’un sanglant soutien au gouvernement extrémiste qui a génocidé un million d’hommes, de femmes et d’enfants en moins de trois mois. Aucune stratégie géopolitique ne peut justifier le soutien à un régime génocidaire.
C’est dans un esprit non-violent que nous avons déployé une banderole au pied de la pyramide du Louvre : « Rwanda, un génocide made in France », et que Marianne, drapée en bleu-blanc-rouge et coiffée de son bonnet phrygien, s’est retrouvée dans le bassin ensanglanté de la pyramide, terrassée par la confession posthume de François Mitterrand, criant au mégaphone : « Nous avons participé à la formation des milices, au soutien à un régime raciste et génocidaire ».


Pourquoi un « génocide made in France » ?
L’ouvrage de G. Périès et D. Servenay ("une guerre noire" éd. La découverte, 2007) a largement démontré que les structures de l’Etat rwandais ont été directement tirées de la doctrine française dite de la « guerre révolutionnaire », instituant un contrôle total des populations par la peur. Au début des années 90, on est passé de l’idéologie à l’action : des militaires français, sur ordre de l’Elysée, exercent une tutelle sur l’armée rwandaise, en pleine préparation du génocide. Pendant le génocide, le scandale continue avec le soutien diplomatique et financier, et de nouvelles livraisons d’armes.
Le plus grave crime commis par l’Etat français depuis le régime de Vichy et la déportation des Juifs, est toujours soumis au tabou : à l’image de Ségolène Royal, qui parlait encore de « guerres tribales » à la fin du génocide, ou de Nicolas Sarkozy, alors porte-parole du gouvernement, vantant les mérites de l’opération Turquoise, mise en place à la dernière heure du génocide pour permettre la fuite des génocidaires.
Nous exigeons :
la reconnaissance publique de la responsabilité de la France dans le génocide et la réparation pour les victimes
la déclassification des archives « secret défense » relatives au rôle de la France dans le génocide
l’instauration d’un vrai contrôle parlementaire sur les interventions militaires de la France.
le retrait des bases militaires françaises en Afrique.
Contacts : lafrancequitue@no-log.org www.genocidemadeinfrance.com
Mis à jour le 13-04-07
Téléchargez des photos de l’événement de la pyramide du Louvre
Vous pouvez également visionner un diaporama d’autres photos, celles-ci étant prises par le grand reporter de presse P-H Vérant
www.genocidemadeinfrance.com
Il y a 13 ans débutait au Rwanda le génocide qui valu la mort à environ 1 million de personnes, massacrées parce que considérées Tutsi ou opposées au massacre de ceux ci. Il y a 13 ans notre république perdait toute légitimité par l’action de ses représentants et exécutants qui choisirent de la rendre complice de ce génocide et/ou de garder le silence sur ce fait.
En 2007, les partis PS/UMP ancien RPR, les représentants de ces partis, leurs candidats à l’élection présidentielle française sont prêts à tout pour accéder à l’Elysée, à tout sauf regarder en face cette macabre page de notre histoire contemporaine qu’ils ont écrite mais qu’ils refusent de reconnaître, s’évertuent à réécrire et à dissimuler.
En 2007 la place réservée à la réforme des relations franco-africaines dans les programmes électoraux est à la hauteur du mépris avec lequel les peuples d’Afrique sont traités par nos gouvernements successifs ; depuis les factices indépendances, ces populations sont condamnées à périr broyés entre les dictatures, que, dans le précarré français, notre Etat a instauré et continue d’alimenter, et une politique migratoire nationale draconienne, criminelle et anticonstitutionnelle.
Nous, citoyens et citoyennes de cette république refusons que de tels crimes soient commis en notre nom par nos représentants et leurs exécutants et que les responsables politiques français impliqués dans la préparation du génocide des Tutsis au Rwanda et dans l’instauration des dictatures africaines meurtrières restent ainsi impunis, que la mémoire des victimes du génocide puisse continuer d’être bafouée et salie sur la place publique par un révisionnisme et un négationnisme aussi actifs que virulents et bienséants.
Nous nous insurgeons contre cette « exception culturelle française » qui nie obstinément ce que le monde entier constate et déplore à ce sujet , à l’image de l’impérialisme américain en Amérique Latine ou au Moyen Orient, l’Etat français continue de jouer une fonction de bourreau dans un costume d’avocat du continent africain.
« Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer les conséquences » Sven Lindqvist in Exterminez toutes ces brutes
Signé par le collectif Génocide Made In France
Contacts : lafrancequitue@no-log.org www.genocidemadeinfrance.com
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